Écrit par

Nicolas Besson

Le journalisme m’a appris trois choses que j’applique à chaque animation : vérifier avant de montrer, hiérarchiser l’information et raconter dans l’ordre où le public comprend.
Une animation scientifique est un récit au service d’un fait, pas une démonstration de logiciel.
Avant de fonder Simulacre Studio, j’ai travaillé comme journaliste reporter d’images, motion designer pour la presse, vidéaste en agence, chef d’édition chez Michelin TV, puis artiste 3D en agence créative. Ce parcours peut sembler éloigné de la biologie moléculaire ou des machines industrielles. C’est pourtant lui qui définit notre façon de travailler.
Vérifier avant de montrer
En reportage, une image fausse est plus grave qu’une image absente. Elle trompe le spectateur avec toute la force de l’évidence visuelle. En animation scientifique, c’est la même chose : une molécule mal représentée, une échelle inventée ou un effet exagéré passent pour vrais parce qu’ils sont montrés. Nous partons donc toujours des sources : publications, fichiers CAO, structures moléculaires, données d’élévation. Et chaque étape est relue par ceux qui connaissent le sujet.
Hiérarchiser
Un journaliste dispose d’une minute trente pour un sujet et doit choisir. Ce qu’il garde compte autant que ce qu’il écarte. Dans un film de 60 secondes, la même discipline s’impose : une idée principale, deux ou trois idées secondaires, et le reste en coupe. La plupart des animations qui échouent ne manquent pas d’informations. Elles en ont trop.

Raconter dans l’ordre où le public comprend
Un bon reportage ne suit pas l’ordre chronologique de la journée de tournage. Il suit l’ordre dans lequel le spectateur a besoin des informations. Une animation suit la même logique : d’abord situer, puis montrer le problème, puis la solution, puis la conséquence. Cet ordre n’est presque jamais celui du dossier technique du client.
Écrire pour l’image
En télévision, on apprend à ne pas faire dire au commentaire ce que l’image montre déjà. Une voix off qui décrit l’écran fatigue. Elle doit apporter ce que l’image ne peut pas dire : un chiffre, une cause, une conséquence. Nous écrivons nos scripts de cette façon, et nous vérifions qu’un film reste compréhensible sans le son, puisqu’il sera souvent vu ainsi sur les réseaux sociaux ou sur un stand.

Pourquoi la cartographie
Ce parcours explique aussi notre offre de cartographie 3D pour le documentaire et le journalisme. Une carte de reportage obéit aux mêmes règles qu’une animation scientifique : une information exacte, montrée au bon moment, à la bonne échelle. Le reste de mon parcours est sur la page Le Studio.